Bénéfices

Avantages

 

À quoi sert d’envoyer des hommes sur la lune

alors que nous sommes incapables de vivre sur la terre ?

 

Quand la conscience s’éveille

Anthony de Mello

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Rieuse

La Rieuse

the-two-fridas-1939

Echo de mon corps

Arbre des maisons désertées

Celle qui choisit de mon langage

La parole que je choisis moi-même

Celle à son nom j’oublie les mots

Mon regret et ma connaissance

Epouse de l’esprit et des instincts

Mère des désires

Mon cri muet

Etoiles de ma nuit

Elle qui porte mon épée et ses débris

Qui apprivoise

Surpasse les fleurs des vergers

Victorieuse des fruits sauvages

Lys bleu de la mélancolie

La Rieuse la Rieuse la Rieuse

Ounsi el-Hajj

– né en 1937.

– Fils du journaliste et traducteur Louis El Hage, et de Marie Akl, de Kaitouli, Jezzine.

– reçut son enseignement scolaire au Lycée français puis au collège de la Sagesse.

– commença à publier nouvelles, essais et poèmes dans les magazines littéraires depuis 1954 alors qu’il était encore étudiant en classes secondaires.

– se mit à exercer professionnellement le journalisme quotidien dans Al Hayat en 1956, en tant que directeur de la page culturelle, qu’il quitta quelques mois après pour le journal An Nahar, où il fut responsable des années durant des pages non politiques, puis transforma la rubrique culturelle quotidienne en page culturelle quotidienne.

– en 1964, il fonda et publia « Al Mulhaq », le supplément culturel hebdomadaire du journal « An Nahar », et ce jusqu’en 1974, avec la coopération, durant la première moitié de la période mentionnée, de Chawki Abi Chakra.

– en 1957, il contribua avec Youssef al Khal et Adonis à la fondation de la revue poétique « Shi’r », et en 1960 il publia dans les éditions de cette dernière son premier recueil, «Lan», premier ouvrage de poèmes en prose de la langue arabe.

– a publié six recueils de poèmes: Lan (1960), La tête coupée (1963), Le passé des jours à venir (1965), Qu’as-tu fait de l’or qu’as tu fait de la rose (1970), La Messagère aux cheveux longs jusqu’aux sources (1975), Le banquet (1994).

– a aussi publié un livre d’essais en 3 tomes sous le titre de «Des mots, des mots, des mots », et un livre de contemplations philosophiques et d’aphorismes en deux tomes : «Khawatem » (anneaux). Le troisième tome de Khawatem est à paraître bientôt, ainsi qu’une série d’ouvrages inédits.

– fut rédacteur en chef de plusieurs revues, parallèlement à son travail permanent au Nahar, entre autre de « Al Hasna » en 1966 et du « Nahar arabe et international » entre 1977 et 1989.

– dès 1963, traduisit en arabe plus de dix pièces de théâtre de Shakespeare, Ionesco, Camus et Brecht, pièces qui furent jouées par l’école des acteurs modernes (festival de Baalbek) ainsi que par les metteurs en scène Nidal Al Ashkar, Roger Assaf et Berge Vaslian.

– Marié à Layla Daou (depuis 1957), père de Nada et Louis.

– rédacteur en chef du journal An Nahar de 1992 jusqu’au 30 Septembre 2003.

– un choix de ses poèmes fut traduit vers le français, l’anglais, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le portugais, l’arménien et le finnois.

– une anthologie de sa poésie, « Eternité Volante », fut publiée en français par la maison d’édition « Actes Sud » à Paris en 1997, et une autre anthologie sous le titre de « L’amour et le renard, l’amour et les autres », parut en édition bilingue allemande et arabe à Berlin en 1998. La première fut dirigée et introduite par Abdel Kader el Janabi, et la deuxième traduite par Khaled Al Maali et Herbert Becker.

– Résumant sa biographie en guise de réponse à une question que lui posèrent les docteurs Nabil ayoub, Hind Adib d’Orléans et George Kallas dans le cadre d’un entretien édité par le poète Elias Lahoud dans la revue « Ecrits contemporains » (numéro 38- Août/ Septembre 1999), Ounsi El Hage déclara :

« J’ai souvent raconté la même histoire. Je crois que cela n’intéresse personne.. J’ai plus de remords que d’accomplissements, et je n’ai rien fait qu’à mon insu. Lorsque personne ne me posait des questions, je disais la vérité, et j’ai cessé de la dire dès qu’il y eut quelqu’un pour s’intéresser à mes réponses ».

La vie

La vie

La vie est ce qui arrive à toi tandis que vous êtes occupés à faire d’autres plans.

John Lennon

Le Petit Prince

Citations


1

Les grandes personnes m’ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés,

et de m’intéresser plutôt à la géographie, à l’histoire, au calcul et à la grammaire.

C’est ainsi que j’ai abandonné, à l’âge de six ans, une magnifique carrière de peintre.

J’avais été découragé par l’insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2.

Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours leur donner des explications.

J’ai donc dû choisir un autre métier et j’ai appris à piloter des avions.

J’ai volé un peu partout dans le monde.

Et la géographie, c’est exact, m’a beaucoup servi.

Je savais reconnaître, du premier coup d’œil, la Chine de l’Arizona.

C’est utile, si l’on est égaré pendant la nuit.

J’ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux.

J’ai beaucoup vécu chez les grandes personnes.

Je les ai vues de très près. Ça n’a pas trop amélioré mon opinion.

2

Quand j’en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l’expérience sur elle de mon dessin numéro 1 que j’ai toujours conservé.

Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive.

Mais toujours elle me répondait : « C’est un chapeau. »

Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d’étoiles.

Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates.

Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable.

3

J’ai de sérieuses raisons de croire que la planète d’où venait Le Petit Prince est l’astéroïde B 612.

Cet astéroïde n’a été aperçu qu’une fois au télescope, en 1909, par un astronome turc.

Il avait fait alors une grande démonstration de sa découverte à un Congrès International d’Astronomie.

Mais personne ne l’avait cru à cause de son costume.

Les grandes personnes sont comme ça.

Heureusement, pour la réputation de l’astéroïde B 612 un dictateur turc imposa à son peuple, sous peine de mort, de s’habiller à l’européenne.

L’astronome refit sa démonstration en 1920, dans un habit très élégant.

Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis.

4

Les grandes personnes aiment les chiffres.

Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel.

Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? »

Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? »

Alors seulement elles croient le connaître.

Si vous dites aux grandes personnes : « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… »

Elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison.

Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs. » Alors elles s’écrient : « Comme c’est joli ! »

Ainsi, si vous leur dites : « La preuve que Le Petit Prince a existé c’est qu’il était ravissant, et qu’il voulait un mouton. Quand on veut un mouton, c’est la preuve qu’on existe », elles hausseront les épaules et vous traiteront d’enfant ! Mais si vous leur dites : « La planète d’où il venait est l’astéroïde B 612 » alors elles seront convaincues, et elles vous laisseront tranquille avec leurs questions.

Elles sont comme ça. Il ne faut pas leur en vouloir.

Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes.

5

C’est triste d’oublier un ami.

Tout le monde n’a pas eu un ami.

6

Les fleurs sont faibles. Elles sont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent.

Elles se croient terribles avec leurs épines…

Il y a des millions d’années que les fleurs fabriquent des épines.

Il y a des millions d’années que les moutons mangent quand même les fleurs.

Et ce n’est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ?

Ce n’est pas important la guerre des moutons et des fleurs ?

Ce n’est pas sérieux et plus important que les additions d’un gros monsieur rouge ?

Et si je connais, moi, une fleur unique au monde,

qui n’existe nulle part,

sauf dans ma planète,

et qu’un petit mouton peut anéantir d’un seul coup,

comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait,

ce n’est pas important ça !

7

Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans les millions et les millions d’étoiles,

ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde.

Il se dit : « Ma fleur est là quelque part… ».

8

Je connais une planète où il y a un monsieur cramoisi.

Il n’a jamais respiré une fleur.

Il n’a jamais regardé une étoile.

Il n’a jamais aimé personne.

Il n’a jamais rien fait d’autre que des additions.

Et toute la journée il répète comme toi : « Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux ! » et ça le fait gonfler d’orgueil.

Mais ce n’est pas un homme, c’est un champignon !

9

Je me demande, dit-il, si les étoiles sont éclairées

afin que chacun puisse un jour retrouver la sienne.

10

Les homes ?

Il en existe, je crois, six ou sept.

Je les ai aperçus il y a des années.

Mais on ne sait jamais où les trouver.

Le vent les promène.

Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.

11

On ne voit bien qu’avec le cœur.

L’essentiel est invisible pour les yeux.

12

On n’est jamais content là où on est.

13

Les hommes, dit le petit prince, ils s’enfoncent dans les rapides,

mais ils ne savent plus ce qu’ils cherchent.

Alors ils s’agitent et tournent en rond…

14

L’eau put aussi être bonne pour le cœur…

15

Les hommes de chez toi, dit le petit prince, cultivent cinq mille roses dans le même jardin…

et ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent…

Ils ne le trouvent pas, répondis-je…

Et cependant ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau…

Et Le Petit Prince ajouta :

Mais les yeux sont aveugles.

Il faut chercher avec le cœur.

16

Mais les yeux sont aveugles.

Il faut chercher avec le cœur.

17

C’est comme pour la fleur.

Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel.

Toutes les étoiles sont fleuries.

18

Tu regarderas, la nuit, les étoiles.

C’est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne.

C’est mieux comme ça.

Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles.

Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder…

Elles seront toutes tes amies.

Et puis je vais te faire un cadeau…

19

Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.

Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides.

Pour d’autres elles ne sont rien que de petites lumières.

Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes.

Pour mon businessman elles étaient de l’or.

Mais toutes ces étoiles-là elles se taisent.

Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…

– Que veux-tu dire ?

– Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.

Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !

Et il rit encore.

– Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m’avoir connu.

Tu seras toujours mon ami.

Tu auras envie de rire avec moi.

Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir…

Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel.

Alors tu leur diras : « Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire ! »

20

Le langage est source de malentendus.

Antoine de Saint Exupéry

Peur et Amour

Peur et Amour

 

« Qu’est-ce que l’amour » ?

« L’absence de peur », répond le Maître.

« De quoi avons-nous peur » ?

« De l’amour », dit le Maître.

 

Une minute de sagesse

Anthony De Mello

Vie après la mort

Vie après la mort

« Il y a des gens qui prétendent qu’il n’y a pas de vie après la mort, dit un disciple.

C’est vrai ? demande le Maître, évasif.

Ne serait-il pas affreux de mourir et de ne plus jamais voir, ni entendre, ni aimer, ni bouger ?

Vous trouvez cela affreux ?

Mais c’est précisément cela que la plupart des gens font avant de mourir. »

Une Minute d’humour

Anthony de Mello

L’œuf d’aigle

L’aigle des basses-cours

Un homme trouva un œuf d’aigle et le plaça dans un poulailler.

L’aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.

Se prenant pour un poulet, l’aigle ne cessa d’imiter le comportement des gallinacés qui l’entouraient.

Il grattait la terre afin d’y trouver des vers et des insectes.

Il gloussait et caquetait.

Il battait des ailes ne s’élevant qu’à quelques centimètres du sol.

Les années passèrent et l’aigle devint très vieux.

Un jour il aperçut, volant dans le ciel sans nuages, un magnifique oiseau.

Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées.

Le vieil aigle le regardait, émerveillé :

Quel est cet oiseau ? demanda-t-il.

C’est l’aigle, le roi des oiseaux, lui répondit un de ses compagnons.

Il appartient au ciel.

Nous, nous appartenons à la terre – nous sommes des poulets.

C’est ainsi que l’aigle, dans la certitude qu’il avait d’appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet.

Quand la conscience s’éveille

Anthony de Mello